Rosalie, Rosalie, oh…

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Rosalie, Rosalie, dans quel état
Tu m’as mis cet été, dans quel émoi
J’adorais ma doudou, je me souviens
Qu’elle dansait, qu’elle dansait, qu’elle dansait bien

Désolé ma Rosa, j’ai été chercher une référence pas très « culturelle », la chanson de Carlos, qui n’a sûrement pas inspiré ton prénom mais dont les paroles, je trouve, collent parfaitement avec la situation du moment.

En ce week-end du 15 août, ton « assomption » à toi aura été plutôt une ascension vers le ciel. Voilà 15 jours que tu te battais comme une vilaine piqûre, vipère ou frelon ou abeille on ne le saura jamais, toi qui aura connu des moments très difficile avec un arrêt de ton transit, une insuffisance rénale voire même un petit AVC…mais tu as été une petite lapine courageuse, tu t’es battue et tu es revenue à la maison, tu allais mieux, tu avais retrouvé ta copine, tu semblais de nouveau heureuse, ta grosse croûte à la babine était sur le point de tomber, elle est d’ailleurs tombée en arrivant à la clinique ce dimanche matin, cette clinique que tu connaissais bien désormais mais qui aura été ta dernière demeure.

Ne m’en veux pas Rosalie, je n’ai pas vu la maladie qui te rongeait, persuadé que ton état s’améliorait alors que tu recommençais de nouveau à souffrir. N’ayant pas de choix possible, étant dans une impasse, j’ai pris alors cette terrible décision que je redoutais tant depuis longtemps : abréger tes souffrances. On me dit, bien sûr, que c’était pour ton bien, que c’était la meilleure solution mais, pardonne moi, ma Rosalie, je t’ai tué, toi qui étais seulement à la moitié de ta vie. Pardonne moi de ne pas avoir veillé suffisamment sur toi, pardonne moi de t’avoir empêcher de vivre jusqu’au bout ta vie de lapin. Tu t’es endormie paisiblement alors que je te caressais, tu a rendu très vite ton dernier souffle et tes yeux fixes m’ont alors regardé, m’ont alors fixé, comme la dernière image que tu as emporté avec toi. J’espère, ma Rosalie, que tu auras été heureuse. Nous t’avons offert une vie de lapin, je le pense, bien au dessus de la moyenne, toujours en liberté, avec ta propre maison que tu t’es construite à coup de pattes, ton terrier, tes escapades dans mon potager pour manger mes fraisier et mes carottes, tes courses poursuites avec ta copine Noisette, toi qui avais si bon appétit, qui était si vivante et je le pense, du moins je l’espère, un peu heureuse. Je t’ai aimé tellement ma Rosalie, j’ai tellement souffert de te voir malade, diminuée, toi qui avait été si résistante, si forte, qui avait survécu à ta précédente copine mais qui laisse désormais une petite orpheline, celle qui se reposait sur toi, qui t’aimait tant. Je sais aussi que j’ai fait beaucoup plus que certains auraient fait, nous n’avons pas regardé à la dépense malgré nos difficultés pour t’offrir les meilleurs soins mais cela n’aura, encore une fois, pas suffit. La faute à pas de chance pourrait-on penser, la faute à des négligences selon mon propre avis mais au final, le résultat est là : tu devais partir.

Je t’ai accompagné dans ce dernier moment avec cette pointe de culpabilité qui me rongera jusqu’à la fin de ma vie, celle de t’avoir pris la tienne dans une décision qui était extrêmement douloureuse. J’avais une responsabilité lorsque je t’ai sorti de cette animalerie, celle de t’offrir une belle existence, de m’occuper de toi en toutes circonstances et de ne jamais t’abandonner. J’ai failli, je le pense, en partie dans ma mission, même si je sais que beaucoup ne comprennent pas, n’auraient pas fait le tiers ou même le dixième que nous avons fait pour toi. Mais, je garde au fond de mon coeur cette grande tristesse, ce vide, ce sentiment d’abandon, toi qui, même en semi-liberté, avait gardé un côté sauvage mais qui me donnait tant d’amour, bien plus que beaucoup d’êtres humains. L’animal a ceci de mieux que l’homme, c’est qu’il ne déçoit jamais ou très rarement, c’était le cas pour toi, tu ne m’as jamais déçu ma Rosa, jamais tu ne m’as trahi, jamais tu ne m’as rendu malheureux volontairement, je ne l’oublierais jamais et je tenterais de veiller sur ton binôme, cette Noisette qui va se sentir si seule mais qui, j’en suis sûr, aura eu pendant deux ans la meilleure « maman de substitution »…

Rosalie Rosalie pauvre de moi
Tous les jours tous les jours je pense à toi
Ça vient d’où ma doudou ton grand dédain ?
Je suis seul au dodo, j’ai du chagrin

Rosalie Rosalie doudou dodue
Tu me tues, je suis fou, je suis foutu
Je revois ma doudou je me souviens
Qu’elle dansait, qu’elle dansait, qu’elle dansait bien

Qu’elle dansait, qu’elle dansait, qu’elle dansait bien
Qu’elle chantait, qu’elle chantait, qu’elle chantait bien
Qu’elle m’aimait, qu’elle m’aimait, qu’elle m’aimait bien
Qu’elle mentait, qu’elle mentait, qu’elle mentait bien

Rosalie, Rosalie – Oh
Rosalie, Rosalie – Ah

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